Le Café de la Plage

01 avril 2009

Pour les nouveaux arrivants sur Le Café de la Plage

DSC_0065Encore plus de technique, encore plus de mots pas possibles, encore plus d'idées saugrenues pour ne rien perdre d'un grain de sel de notre aventure, abonnez vous à notre rubrique "Voiles et Voiliers". Ca c'est une étoile de mer qui court se mettre à l'abri... Et en plus personne ne me lit snif snif...

Pour les nouveaux arrivants, nos voyages sont repris sur le côté gauche de l'écran par catégorie. Si vous voulez visiter avec nous l'une ou l'autre île ou faire le voyage complet, il suffit de sélectionner une rubrique de la catégorie ! Par exemple, venez voir les Grenadines avec nous ! Ce message posté le 5 avril 2011... Quant aux photos, je n'arrive pas à en ajouter aujourd'hui ! Dommage !

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13 avril 2009

Corail et Bernard l'Hermite en bateau.

carr__avantAprès avoir donné tant de mal à son propriétaire, découvreur et retapeur de génie, Le Café de la Plage beau sloop de 36.7 pieds (12 mètres à peu près) a vogué dans la vraie mer. Jusque là nous ne l'emmenions ou plutôt il nous emportait vers Marie Galante, Petite Terre, les Saintes, et puis moi je trouvais que le Capitaine Troyes manquait un peu d'ambition. Mine de rien, j'oubliais le "Patuelli" (bible de la navigation aux Antilles) à la page Dominica, lui contait les charmes de Portsmouth l'inoubliable accueil des Dominicais, bref, un jour, c'était décidé, nous y allâmes. Mer formée, vent très soutenu, nous surfâmes jusqu'à 9.6 noeuds. Bien sûr, pour les fans de la Route Marie_Galante_002du Rhum, c'est pas beaucoup, mais pour notre jolie coque de 42 ans ayant subit les affres de trafic de cocaïne, fouille de douaniers, oubli dans un hangar pendant 2 ans puis vente 102_8668aux enchères et ré-oubli de son avant dernier propriétaire, c'est beaucoup. Du coup, le Capitaine Troyes, n'en pouvait plus, il FALLAIT qu'il aille plus loin. C'est décidé, on descend en Martinique et si on a le temps, à St Lucie. Mais le Patuelli en main, on constate qu'il y a Antigua (vraie naviguation hors de vue) et aussi B... dont nous tairons le nom pour sauvegarder sa sauvageté, sa sauvagesse, sa sauvageonne.

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Précision : ce que C. Troyes a fait à l'intérieur, il l'a fait aussi à l'extérieur ! Donc, à part la voile qui s'est déchirée et qui a demandé 3mètres de coutures dans ce voyage à Corail à Port Louis, il est complètement refait ! D'ailleurs, on va lui offrir une "garde robe neuve" à ce petit ! parce que les voiles quand même c'est important pour un voilier. Sur la photo de la plage de B... on voit : Le Café de la Plage, et une épave sur la plage, et C EST TOUT !

102_8747102_8710Comment faire pour aller de là à de là ??? Qu'est ce qu'elle raconte ??? Attendez, il y a un isthme qui commence sur la plage et qui donne sur un lagon intérieur où on ne peut pas aller car il n'y a pas assez de fond. Donc, si on veut visiter "la capitale de B..." (C...) on doit traverser cette lagune. Ou alors faire tout le tour mais comme la plage fait 12 km de long, même si on est au milieu, il reste au minimum 24 km à faire à pied...

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Il suffit donc de sortir ses jambes du youyou et de marcher à travers la bande de sable ! Il fallait y penser... La prochaine fois, je vous montrerai comment on fait pour se nourrir à bord. Mais là on s'est levés très tôt (4h) pour passer les ponts de la Rivière Salée... On a mérité une petite sieste.

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Pour se laver, c'est pas difficile, on saute dans le jacuzzi !!!

Pour la petite histoire, le prix d'une voiture ordinaire, 1 an de galère de poussières de ponçage, de restratification, de couture, de peinture, bureau Véritas, grosses réparations en tout genre, affres administratives, dégâts causés par les manipulations portuaires faites par des "professionnels"... Puis, peaufinage éternel, amour infini d'avoir sauvé du grand plongeon ce bateau qui nous rend si bien le temps qu'on lui a accordé. 

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L'histoire

Après avoir fini le bungalove, Bernard l'Hermite n'ayant plus rien à faire risquait de s'ennuyer. Il eut l'idée de réparer un bateau... Pourquoi ? peut être pour continuer à séduire sa Corail (qui n'avait pas besoin de ce subterfuge pour continuer à l'admirer) mais peu importe, le destin l'attendait au coin du quai...

Psyché (c'est son premier nom) avait été saisi au large de Deshaies par la douane qui y trouvait 300 ou 400 kg de cocaïne... on n'est pas à 100 kg près, et ma mémoire me joue des tours. Il a donc été fouillé par ces messieurs qui n'ont pas fait de détail et qui n'ont pas réparé après leur visite. Le bateau a été sorti de l'eau et entreposé dans un hangar pendant 2 ans. La manipulation a été mal faite et le balcon avant plié et cassé (mais c'est pas nécessaire non plus à la vie du bateau). Là dessus, Jacques C... l'a acheté aux enchères pour pouvoir naviguer avec sa douce en cachette. Mais c'est un voilier et Mélove (son nouveau nom) ne se laissait pas berner par ce capitaine lubrique et laissa éclater son laisser aller et ses mauvais traitements précédents. Visiblement, Jacques C... ne lui plaisait pas. Il s'est donc laisser allé et a été mis en vente par petite annonce, sans prix... Quand Bernard l'Hermite décidait de contacter Jacques pour en connaître le prix, celui ci lui dit : je ne dis rien au téléphone, venez le voir ! Ca voulait tout dire, ou tout bon, ou tout mauvais... Bernard l'Hermite allait le voir et était mitigé, il voulait mon avis.

Nous allâmes donc voir. J'ai été séduite par sa ligne (bananée propre aux bateaux de cette époque), sa taille fine, sa hauteur sous barreau, sa simplicité et son beau cockpit. Tout le reste n'avait pas d'importance, le moisi, les matelas puants, les cloisons démontées, la cambuse hors d'âge, la rouille, l'odeur, le crépitement de la peinture sous l'effet de la chaleur, les voiles en vrac à l'avant, la peinture extérieure refaite à la va vite, l'impression de "Help Me" (il ne parlait pas encore le belge). Bernard l'Hermite s'occupait des tractations et moi je faisais la gueule devant le propriétaire (qu'en fait nous connaissions pour avoir navigué avec lui) en disant "mais Bernard l'Hermite, tu as vu dans quel état il est" ? En fait il s'agissait d'un traquenard pour négocier le prix à la baisse, mais si convaincant que mon Capitaine y a cru ! Notre Jacques avait rompu avec sa dulcinée et du coup avec ses projets de voilier. Deux ans qu'il en était le propriétaire et la seule chose qu'il avait refait : les coussins en skaï blanc... Il nous parlait bien sûr aussi des nombreux amateurs intéressés, de l'urgence d'une vente avant que l'affaire ne nous passe sous le nez... Problème de taille, on ne savait pas ce que c'était comme bateau puisqu'il n'avait pas de papier, pas d'immatriculation vraie, pas de trace de son chantier. En gros, c'est comme si vous achetez une voiture dont vous ne savez rien (pas même la marque ni l'âge) et que vous voulez pouvoir circuler avec et obtenir une carte grise.

Le parcours du combattant commença donc pour Bernard l'Hermite avec son "Le Café de la Plage". Après beaucoup d'hésitations, nous cherchâmes un nom qui puisse lui aller comme un gant. Nous voulions changer de nom car "Psyché" était peut être le nom d'origine du bateau d'origine sans doute volé à son propriétaire ou un nom provocateur pour la douane, "Mélove" appartenait à une histoire qui n'était pas la notre. Nous avions donc pensé à "Leçon n°6 Feindre l'indifférence". Ce qui est bizarre car je n'avais pas le magasin et donc ne vendait pas Aubade qui fait sa pub avec ces Leçons... Pourquoi on a abandonné ? peut être à cause de sa longueur. Quand on veut envoyer un message en VHF il faut épeler le nom : Lima Echo Charlie Alfa Foxtrot Echo etc... Et puis en relisant pour la vingtième fois peut être la bande dessinée : Le Café de la Plage de Régis Franc, le nom s'est imposé à nous : drôle, charmant, désuet, trop long.   

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08 mai 2009

Loisirs au Café de la Plage

Les loisirs à bord du Café de la Plage sont relativement limités. Le barreur barre, le régleur de voiles règle les voiles, mais ensuite il n'a plus rien à faire ou rarement. Quand le barreur est fatigué, les rôles s'inversent. Il y a les grains qui nous font prendre des ris, il y a les baleines qui apparaissent au loin mais il reste quand même beaucoup de temps pour la rêverie ou la pêche.

Bernard l'Ermite m'a offert une canne de pêche au gros avec un moulinet et tout et tout. Les débuts sont rageants, le poisson est là tout près mais pour une raison inconnue, il s'en va pour toujours... Nous ramenons maintenant de quoi dîner à bord. Différentes options s'offrent à nous. La fameuse recette du poisson à la tahitienne, le petit (minuscule) poisson grillé pour une demi personne, le thon mi-cuit aux tomates oignons et au lait de coco, ou tout simplement cuit dans l'eau de mer !

Vous pêchez un poisson tout frais : dorade coryphène, thon, thazard maquereau ou petit poisson de roche (gorette), plusieurs recettes sont possibles mais la concurrence est rude et le poisson arrive quelques fois déjà tout mangé (mais comestible) et toujours vivant ! Pauvre bête, vite, il faut l'achever ! Il nous reste quand même encore 3 bons kilos de poisson à manger.

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De gauche à droite : gorette, dorade, thazard (enfin ce qu'il en reste) et thon...

Par contre si vous pêchez l'un de ceux ci : barracuda ou pagre à dents de chien, pas de quartier, on le détache tout doucement de l'hameçon et on le rejette à la mer ! La ciguatera veille et la "gratte" est insupportable. Dommage, ce sont de belles pièces quand même...

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Il aura fallut emporter avec nous : du citron vert, une noix de coco, des oignons, tomates selon la recette que nous voulons déguster.

DSCN674102_2008_23402_2008_243Ce qui est amusant, c'est de pêcher ! Mais il faut aussi, un barreur hors pair ! quand la ligne laisse entendre son doux bruit : zzzz zzzzz zzzzzzzz, moi, si je suis à la barre, je lâche tout ! donc, Capitaine s'éveille en sursaut de sa douce sieste pour maintenir le bateau loin des embardées qu'il fait à cause de ma négligence ! Il me faut remonter le poisson et il faut pour cela ralentir le bateau, ce n'est pas facile ! Il m'arrive souvent de constater que le génois est à contre pour que le bateau soit immobile. Ca c'est du domaine de mon adoré skipper. Et puis, à moi de jouer, petit à petit ramener le poisson à bord, le gaffer et le glisser dans un grand sac pour qu'il arrête de sauter partout. Je crois, je suis sûre, de tenir ça de mon Papa, pêcheur et chasseur devant l'éternel. Souvent, je le sens sourire et me faire un clin d'oeil.

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21 octobre 2009

La Maison Bleue ou Villa des anges...

Notre maison, est notre premier petit paradis. Voilà dix ans que nous la peaufinons, la briquons, la décorons, sans arrêt nous refaisons les peintures. La proximité de la mer ? Non, pas du tout, car tous les ans, nous ressortons pinceaux, rouleaux et la peinture n'a vraiment pas le temps de s'altérer. Alors ?

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On adore changer les couleurs ! Nous avons commencé avec une maison aux murs ocre et aux volets bleus, puis, au fil du temps, on a opté pour les murs orangés avec les volets bleus plus foncé, murs extérieurs orangés murs de la galerie jaune (pour la lumière du soir si belle), et volets framboise, puis, retour aux volets bleus plus intense encore sur la façade marine et les autres en rouge basque. Donc, notre maison n'est presque plus bleue (ah si, il y a un grand mur bleu vif) et comme les angelots s'accumulent à l'intérieur (l'amour les attire), on a choisi de la rebaptiser la maison des anges !

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24 février 2011

Guadeloupe Marie Galante

Départ vendredi 14 janvier car les jours auparavant la mer était forte et les vents assez violents. Dernières choses à régler départ donc vers 14 h de St François. Quatre dauphins nous accompagnent dans la passe Champagne ; nous n'en avions pas vus depuis des années ! Arrivée vers 17h30 à Saint Louis Marie Galante et comme d'habitude vers la Pointe du Cimetière nous avons vu plusieurs tortues.

marie_galante_279Nous prenons une bouée devant St Louis. Ces bouées de corps morts ont été installées pour l'arrivée de la course Belle-Ile-en-Mer / Marie Galante (comme dans la chanson de Voulzy) qui avait lieu tous les deux ans mais qui pour une raison d'infrastructure à l'arrivée (trop simple et authentique sûrement) a été transformée en "Belle-Ile-en-Mer" avec une arrivée... en Martinique. J'ai du mal à croire à une histoire aussi absurde mais elle doit être vraie, a vérifier.

 

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25 février 2011

Marie Galante Dominica

dominica_martinique_187Samedi 15 janvier.

Notre bateau s'est fait bien secouer cette nuit par une mer houleuse et des vents assez forts. Nous sommes réveillés à 7h15 par une bouteille de "Seasoning Sushi" qui est tombée avec grand fracas au sol du carré la forte houle ayant un peu plus agîté le bateau. Elle nous a fait nous lever à temps pour que nous ne soyions pas drossés sur la jetée des cargos de canne à sucre de la sucrerie de Marie Galante. On a pensé que le bout d'amarrage s'était défait : Que nenni ! la bouée a été arrachée. Nous avons fait 1mile et demi à la dérive (presque 3km traînant notre bouée avec ses 6 mètres de chaîne). Nous gardons précieusement la bouteille de Seasoning Sushi (qui ne s'est pas brisée) en prévision d'une autre aventure. Départ donc un peu tardif encore car Bernard a tenu en écolo respectueux à refaire le chemin inverse et à accrocher la bouée à une autre.

dominica_martinique_222Départ pour la Dominique. Vents soutenus, 1 ris dans la grand voile, 8 tours de génois, le bateau se maintient bien, navigation fatigante mais agréable. Bernard voit un espadon sauter, il me montre où et je le vois sauter aussi ! 2 fois ! magique... Bien sûr mon âme de pêcheuse ne fait qu'un bond : comment je le ramène si je l'attrape ? Heureusement pour lui (et sans doute pour moi) il a assez à manger avec les poissons volants et autres. Ca reste quand même un rêve ! Un peu plus loin un souffle de baleine que je vois aussi. Mon surnom à bord : "Oeil de Larynx" en hommage à une sortie de feu mon Papa pendant un film de cow boy. Il disait rarement des blagues elles en sont d'autant plus inoubliables.

dominica_martinique_236Nous passons Portsmouth et nous arrivons à Roseau. Mouillage tout près de la côte dans 10 mètres de fonds toujours impressionnant. Un boat boy vient nous "aider" et nous demande 10 dollars US ou 25 ec (dollar carribéen). Il a une carte "officielle" de guide, une VHF portable, un canot à moteur, on paie. Est ce que l'énorme voilier qui doit faire entre 50 et 60 mètres (150 à 200 pieds)a payé lui aussi ses 25 ec ? J'espère plus ! Il éclairait la nuit la mer tout autour de lui pour bien montrer qu'il était beau (et il l'était).Nous avons écouté Radio Dominica avec son Jump Up non stop ! On passe un CD pour oublier... Giromon sauce carbo qui nous sera bien utile en navigation demain.

 

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26 février 2011

Dominica Martinique

Nous quittons Roseau vers 8 h avec un ris dans la grand voile en prévision. Bien secoués à partir de Scotthead pour une navigation encore bien musclée dans les canaux. (Nom qu'on donne aux passages entre les îles principales et où le fond est souvent à -100 mètres minimum). On passe à 2 ris et 12 tours de génois. Le Konkordia (voilier de Roseau) nous passe devant impérial. On est quand même rassurés notre "grand frère" n'est pas loin. A si pardon, il est déjà loin ! 70 miles, 6,1 noeuds de moyenne. C'est bien !

 Nous arrivons à Petit Anse d'Arlet ou plus exactement à La Chaudière vers 18h. La lampe nous sert bien pour éviter les parcs à poissons (on élève même les poissons).

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Anse d'Arlet Le Marin

Lundi 17 janvier, il était prévu, petite navigation jusqu'au Marin (10 milles de distance) et aller à terre pour acheter une manivelle de winch, des cartes marines, des pavillons de la région à venir et du sika flex, rien de mieux que la promesse d'un peu de shopping pour me redonner du punch.

DSC_0937dominica_martinique_112Départ 10 h de la Chaudière arrivée au Marin à 16 h ! 6 heures de navigation très tumultueuse avec une houle de face 2m à 2m50 avec des déferlantes. Nous sommes surpris du nombre de voiliers en mer, même avec ce temps, les Martiniquais sont dehors, et nombreux. Ca fait plaisir de voir tous ces voiliers, même si la plupart est au moteur et cela n'éveille rien de particulier en nous...

On décide de prendre la "Passe des Fous" (on comprendra le pourquoi de ce nom) entre le rocher du Diamant et la Pointe du Diamant. Un vent de 30 à 35 noeuds nous attend au sortir de cette passe, surtoiloés avec 2 ris et je ne sais plus combien de tours de génois. On fatigue, le bateau aussi, on décide de mettre le moteur. Il faut donc enrouler totalement le génois. Mission impossible, il est roulé si serré qu'il reste 2 m² ouvert. Le moteur ne donne rien, on ne peut amener la grand voile, on coupe le moteur, on redonne un peu de génois et on prend notre mal en patience. On fait du très bon près, mais face à la houle. C'est difficile, le bateau "tape" dans les descentes. On l'aime tant, je pleure car j'ai l'impression qu'il souffre. On tire des bords, l'un pas très efficace mais rapide et confortable, l'autre tout le contraire. On va presque aussi vite que tous les autres qui sont au moteur. En arrivant au Marin, on entend sur la météo que la Martinique est en vigilance jaune, alors que le matin, il n'y avait rien d'annoncé. cela explique pourquoi tous les autres voiliers partis plus tard étaient au moteur ! Mais nous ne pouvions pas écouter non plus le téléphone, pas manger non plus !

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Donc, sur les 10 milles annoncés nous avons fais 30 milles en 6 heures. Complètement exténues, nous avons renoncé au repas à terre, Bernard m'a fait des

 

pâtes puis dodo.

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Martinique

Mardi 18 janvier

Comme promis nous sommes allés à terre ! Shipchandler puis vêtements secs puis internet café en buvant un petit jus "local" (en fait jus de mangue en brique kom a kaz). Les mails s'étant accumulés ainsi que les demandes de locations du bungalove, le temps s'est allongé doucement vers le déjeuner. Nous avons pris possession d'une table au Mango Bay. Après quelques tatonnement sur le choix des plats, nous changeons au dernier moment en voyant arriver le menu de notre voisine de table : feuilleté de foie gras cramique de pommes fruits. La pluie diluvienne faisant tomber des gouttes venues de la toiture dans mon plat, nous nous sommes rapprochés de notre voisine bien sympa. Les paroles ont pris le relais et sommes restés subjugués par Jo, une navigatrice incroyable. Elle a traversé plusieurs fois l'atlantique dont au moins une fois seule après un séjour d'un an à l'hopital suite à un AVC qui l'a laissée selon le médecin incapable de quitter son fauteuil roulant. Non seulement elle l'a quitté, donné à une oeuvre mais elle a envoyé une carte postale à son médecin fataliste depuis les Canaries "Je pars seule demain" puis arrivée en Martinique après 28 jours de navigation "Je suis arrivée". Que dire de plus ? Une rencontre extraordinaire ! Seule ? Non, avec son chien ! Une dure de dure au coeur tendre qui vient d'adopter un autre toutou mal en point. 70 ans, elle navigue seule le plus souvent, et va sans doute acheter un nouveau bateau qui portera un nom secret dont la traduction en français est "Encore un Peu". Grande leçon de vie...

dominica_martinique_279dominica_martinique_269dominica_martinique_283Nous sommes rentrés au bateau car la visite de la ville du Marin et de son église en particulier (fermée) s'est bornée à une balade en bord de mer pour voir les yoles, une visite au marché et au charmant lolo d'à côté (avec sa vitrine hyper sécurisée) pour une bouteille de Neisson dont on dit le plus grand bien. Le petit punch de ce soir sera versé dans des verres Neisson bien sûr !

 

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